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La félicité

Souvenirs d'une enfance

Regrets

Thamalhou et Jemalah Insatisfaction El lobo
Pourquoi? Le paquebot Le pain le vin et le cochon
Une lièvre, un matin Les informations Eureu lé con (écrit en francile)
Marie Anne, ma soeur Anne L'intellicon
Parabens I had a dream Qui a dit "Simplifikasion"?
Cher pays de mon enfance  Une histoire de Louis Errare humanum est
L'arnaqueur à ses enfants L'Empereur Der Adler et le coq
Echange entre amis Voir tout en rose Leur Garonne sous Verdun
Asta luego, Commandant Physis, mon amour Euréka
Comme un enfant La fiente et la voiture Mon coeur
L'Hommage Dans l'eau toute nue Dernier appel
La suite logique C'est désolant C'est vrai, c'est pas facile...
La guerre et le cancer Ou la Nature La bête rendormie
La déchéance La Tradition L'Hopital qui...
Le canard déchaîné Ma vie en l'air Liberté, Egalité, Fraternité 
Aujourd'hui peut-être... Science ou vie Auprès de mes platanes

 












 
 

Anne, ma soeur Anne

Mes tendres pensées pour mon ami d'avant, René de Paris, dont la petite soeur a été "raflée", avec les autres membres de sa famille. Aucun n'est revenu...

Par delà de la vie il nous reste ton âme,
Petite fleur en cendre qu'on ne veut plus entendre.
Ton âme qui nous chante "Ah qu'il est beau d'avoir notre âge",
Que tu chantais jadis, lorsqu'ils sont arrivés.

"
Le ciel est bleu, le ciel est bleu, réveilles toi, Réveilles toi,"

C'est l'âme d'une enfant qui erre sur ces lieux
Au milieu de milliers, au milieu de millions,
Qui cherchent à comprendre ce qui est arrivé.
Va - t'elle un jour pouvoir dormir enfin en paix?

"C'est un jour nouveau qui commence., le ciel est bleu, le ciel est bleu"
 

Cette âme d'une enfant qui regarde partout
Parviendra- t'elle enfin à savoir où elle est?
Elle cherche son chemin, erre abandonnée
Par des humains honteux qui préfèrent oublier.

"Réveilles toi, réveilles toi, les oiseaux chantent sur les toits"...

Ces bons et beaux voisins qui vous ont dénoncés...
Ces bons et beaux gendarmes qui sont venus frapper...
Ce vélodrome austère où ils t'ont enfermée...
Et ces trains à bestiaux! Que devais-tu penser?

"Ah qu'il est bon d'avoir notre âge,
Ah qu'il est beau d'avoir 5 ans," tu chantais...

Ton âme se souvient mais ne peut pas comprendre
Tu chantais ce matin une chanson d'avant.
Une de ces chansons qu'on apprend à l'école.
Ton pays, ton école, et les autres enfants... 

"Et de marcher le coeur content; vers le clocher de son village..."

Et ils ont pris ta mère et ton père, ton grand frère,
Et vous ont emportés pour le dernier voyage.
Et ton corps est parti, est parti en fumée,
Mais est restée ton âme que je crois deviner.

"Elle est jolie notre rivière, elle est jolie notre maison..."

Et cette âme qui plane, perdue, abandonnée,
Elle cherche des fleurs parmi ces lieux sauvages,
Et elle ne peut pas, elle ne peut plus comprendre,
Donc ne comprendra pas, ne comprendra jamais

"Elle est jolie la France entière, elle est jolie en toutes saisons..."

Parce que quoi comprendre? Coupable!!!
Coupable, mais de quoi? D'être née un beau jour,
D'un père et d'une mère, fruit d'une nuit d'amour ?
Ils étaient nés ici? Comprendre? Comprendre quoi?

"Montagnes bleues l'été...l'hiver montagnes blanches"

On le voit aujourd'hui, ils reviennent ces temps,
Ces horribles temps noirs, immondes, et damnés,
Qui font de nous humains, des êtres diaboliques,
Ne pensant qu'à détruire, ne pensant qu'à haïr, ne pensant qu'à tuer.

"Printemps aux tons azurs, Automne aux tons vermeils"...

Ton âme innocente si elle le pouvait,
Aimerait tant aimer, oublier, pardonner,
A ces monstres d'hier qui vous ont fait si mal,
En leur offrant des fleurs, Colchiques en hiver ou roses au printemps.

"Le ciel est bleu, le ciel est bleu, réveilles toi, réveilles toi !!!"

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Asta luego, Commandant

Lettre à  mon petit fils Louis , pour son 10eme anniversaire

Hommage au Commandant Jean Raymond Bayssade, héros de mon village, Verdun sur Garonne,

qui combattit l'envahisseur nazi au cours de la guerre 1940-45, avec la fameuse escadrille

"Normandie-Niemen"

 

Verdun sur Garonne le 27 mai 2015

Bon anniversaire Louis

Pour ton 10 ème anniversaire je t'envoie une nouvelle maquette d'avion en bois.

Celui que je t'envoie cette année, a une importance particulière pour moi.

Il s'agit du Yak-3 (Yakovlev) qui équipa l'escadrille du Normandie-Niemen en 1944.

L'escadrille du Normandie-Niemen, basée en Russie fut la seule escadrille française

qui lutta contre les nazis durant la seconde guerre mondiale.

Le Groupe de Chasse Normandie-Niemen engagea ses Yak-3 en décembre 1944.

Auparavant ils utilisaient des Yak-9

Les pilotes revendiquèrent 94 victoires singulières ou partagées en cinq mois.

Quel rapport avec nous?

C'est le fait que le Commandant Jean Bayssade était un pilote de cet escadrille

et que Jean Bayssade, que j'ai toujours appelé Raymond, et son épouse Suzanne,

que j'ai toujours appelée Suzon, étaient des amis d'enfance de tes arrière grand parents,

Adrien et Philine, qui étaient également mon papa et ma maman, donc le grand père

et la grand mère de ta maman Valérie et d'Alexandre...


Il se trouve aussi que je suis né dans la maison de Raymond et Suzon, quartier Soniac,

à Verdun sur Garonne, pendant la guerre, en 1940 .

J'ai toujours eu une grande admiration pour Raymond, le Commandant Bayssade,

et je suis heureux d'avoir la chance de te parler de lui aujourd'hui.

Cette année, ta dixième à toi, est le 70eme anniversaire de son retour en

France après sa libération, à la fin de la guerre. Il pesait 46 kilogs.

Plus tard, peut-être, des gens mal intentionnés te diront ;

 « Mais non ! Cette période n'a pas existé !

Tu pourras leur répondre :

« Si! Elle a existé ! Le Commandant Bayssade a combattu pour libérer notre pays et c'est un héros !

Et mon papi a connu Raymond Bayssade ! Il est né dans sa maison ! ! 

Bon anniversaire Louis ! Je t'aime .

Ton papi Michel

 

Jean (Raymond) Bayssade

Né le 2 juillet 1913 à Verdun sur Garonne

Jean Bayssade entre dans l'Armée de l'Air le 4 décembre 1931.

Il effectue sa formation de pilote à Villacoublay et décroche ses ailes en 1932

Une fois breveté, il est affecté à la section de chasse de Istres mais quitte l'Armée fin 1932

De 1933 à 1935, il effectue des meetings aériens

avant de reprendre du service en mai 1935, comme sergent pilote

C'est sans doute durant cette période qu'il passe avec

son avion sous l'ancien pont de Verdun

Au cours des 4 années suivantes, il va apprendre à piloter sur tous les types d'appareils

et accumuler  une grande expérience de plus de 1000 heures de vol.

Admis élève officier de réserve, il fait le peloton à Tours

 avant de rejoindre Bordeaux où il se trouve encore au moment de l'armistice.

Le 18 juin, il répond à l'appel du Général de Gaule en "empruntant"

 un Bloch MB-200 à Mérignac avec l'espoir de gagner l'Afrique du Nord.

Il est interrompu dans sa tentative par des ennuis mécaniques et doit se poser à Toulouse.

Début 1941, il est à Agen et après sa démobilisation

il entre dans le réseau de renseignements "Georges-France"

Il se fait embaucher à l'usine Breguet de Toulouse et devient agent CK 31.

Démasqué par la Gestapo, il décide de gagner l'Angleterre via l'Espagne.

Fait prisonnier, il est interné en Espagne pendant 3 mois à Barbastro et à Miranda.

Libéré en décembre 1943 il embarque à Malaga sur le "Surcouf"

et arrive à Casablanca le 31 décembre 1943.

Après avoir repris l'entraînement à Meknes,

il demande à rejoindre l'escadron du "Normandie-Niemen"

Son statut d'évadé lui permet en effet de choisir son affectation !

Il arrive à Moscou le 1 mai 1944 et rejoint le "Normandie Niemen"

à Toula le 8 mai, et se lance aussitôt dans les combats aériens.

Le 30 juillet 1944, Jean Bayssade est abattu par des Stukas.

Grièvement blessé, il parvient toutefois à sauter en parachute

et à atterrir dans une clairière remplie d’Allemands.

Fait prisonnier, il est interné dans les camps de Buchau

puis de Lodz où il retrouve Constantin Feldzer.

Transféré au Stalag IXB de Bad Orb en novembre,

il est intégré au commando Stockstadt

dans une papeterie où le travail est épuisant.

Le 15 décembre au soir, Jean (Raymond) Bayssade profite

d’un concours de circonstance et s’évade.

Repris après 9 jours de marche, il se retrouve à Limbourg le jour de Noël 1944

et quelques jours plus tard au camp de Bad Orb.

Il est libéré début avril 1945 par les Américains.

Raymond Bayssade rallie Paris le 21 avril 1945,

d’où il est aussitôt dirigé vers l’hôpital de Chaptal ; il pèse 46 kg.

Il décède le 14 Février 1983, à l'age de 70 ans

et repose dans son village natal de Verdun sur Garonne,

où une simple petite rue du  village porte son nom 

 

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Aujourd'hui peut-être
ou alors demain...



Quand, dans un pays important,
Une majorité de gens,
Guidés par un instinct immonde,
Elisent un nouveau président
Poussé par un instinct immonde,
La part qui aura voté contre,
Qui comme nous sont innocents,
Devra se protéger la tronche...

Ce Président nouvel élu,

Aux grands yeux creux du convaincu, 
Du plus grand des pays du monde,
Fera comme celui d'avant,

Celui à la moustache en brosse,
Qui comme tous les vieux tyrans ,
Aimés des dieux, de la finance,
On montré qu'ils étaient des moches.

Il appuiera sur le bouton.
Lui, il s'en fout, il est le roi,
 Le roi de quoi? Le roi des fonds,
Les fonds qui dirigent le monde.
Il faut recréer du boulot!
Pour faire les riches encor plus!
Matière première? Il n'y en a plus!!!
Nouvelle idée, le recyclage.

"Pour recycler, entrer le code
Et appuyer sur le bouton!"

C'est écrit au mode d'emploi...
"Et quand vous avez appuyé,
Attendre avant d'ouvrir la porte."

Il y aura déchets, croyez moi,
Il y aura déchets que vent emporte.
Chaque dieu connaîtra les siens.


Hélas, pour ceux, qui comme moi,
Pour aucun dieu ne sont apôtre...


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Auprès de mes platanes

 

Ils vivent de leurs feuilles en totale insouciance
En surveillant le monde depuis Napoléon
Protégeant de leur ombre avec grande patience
Les enfants qui s'amusent à graver sur leur tronc.

Lorsqu'on était enfant, sans l'oublier jamais,
S'aidant d'un vieux couteau et beaucoup d'innocence
On gravait le prénom de celle qu'on aimait...

Amour de mes douze ans, doux souvenir d'enfance,
Tu survis dans mon coeur, sans t'en douter je pense
Ton nom reste gravé, malgré le temps qui passe,
Sur un tronc planté là depuis deux cents printemps

 

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C'est désolant

 

Dans beaucoup de domaines, parfois
La femme à l'homme est supérieure .
Dans son for intérieur,
L'homme le sait, et en a peur.
Il trouve cela désolant.
Alors, l'homme maintient la femme,
Dans beaucoup de domaines, parfois,
Bloquée juste au dessous de lui.
C'est désolant.
  Dans beaucoup de domaines, parfois,
La femme à l'homme est supérieure .
Dans son for intérieur,
La femme le sait, et en a peur.
Elle trouve cela désolant.
Alors, la femme se maintient,
Dans beaucoup de domaines, parfois,
Juste aussi conne que lui.
C'est désolant.

 

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C'est vrai, c'est pas facile

Quand, dans mon pays,
Quelqu'un  tue un juif,
Parce qu'il est juif,
Je sors avec ma kippa.
Et les gens disent de moi,
"Mais il est con ce mec là."

Quand, dans mon pays,
Quelqu'un  tue un musulman,
Parce qu'il est musulman,
Je sors avec ma chéchia.
Et les gens disent de moi,
"Mais il est con ce mec là."

Quand, dans mon pays,
Quelqu'un  tue un bouddhiste,
Parce qu'il est bouddhiste,
Je sors avec mon bouddha.
Et les gens ne disent rien,
Parce qu'ils ne le voient pas.


Quand, dans mon pays,
Quelqu'un  tue un chrétien,
Parce qu'il est chrétien,
Je sors avec ma croix.
Et les gens ne disent rien,
Parce qu'ils ne la voient pas.
 

Quand, dans mon pays,
Quelqu'un  tue un athée,
Parce qu'il est athée,
Je ne porte rien, mais n'en pense pas moins,
Et les gens disent de moi:
 "Tiens, aujourd'hui il ne porte rien !"
 

Moralité:

"Le spécialiste pointe le doigt
Sur l'endroit où ça fait mal,
Et le con regarde le doigt.
 Car le con voit ce qu'un con voit",

Ca fait mal, mais c'est normal...

 

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Cher pays de mon enfance

à Louis, mon petit fils, le 7 décembre 2015, à lire pour sa majorité..

 

Réveilles toi Louis, mon enfant, tu vas découvrir aujourd'hui,

Ce que vraiment est ton pays, celui que j'ai connu petit,

Lorsque j'étais avec ma mère, car mon père était à la guerre.

La France était coupée en deux, libre, occupée et austère

 

Aujourd'hui tu vas à l'école tu entends vanter sa beauté,

La révolution, les victoires, on t'enseigne la Marseillaise.

Tu  connais sans doute l'adage, qui mentionne un certain Corneille,

Qui perché sur une Racine Bois l'eau claire de La Fontaine...

 

Notre pays et ses lumières, la liberté, l'égalité, et même la fraternité.

La Marseillaise tu dois l'apprendre. Ne la chante pas n'importe où.

Souviens toi lorsque tu l'entonnes, d'autres l'ont chantée avant toi.

Certaines l'ont  chantée à tue tête quand jetées dans "leur" chambre, à gaz.


De celles-là tu peux me croire, personne ne t'en parlera

Surtout pas par les temps qui courent. On la chante pour une belle

Que l'on appelle Jeanne d'Arc, qui n'en peut mais, chère pucelle,

De voir comme "on" la récupère, elle en serait triste crois moi


Aujourd'hui en prenant de l'age je suis soulagé malgré moi

Je retrouve ma vielle France, celle que j'ai vue autrefois.

 Il m'aura fallu près d'un siècle, pour oublier l'humiliation,

D'une occupation passagère et de la collaboration


Je vais te dire les grandes lignes de c'que j'ai vu en ce temps là

Dix pourcent étaient la milice. Quarante la collaboration.

Quarante neutre ou en balance, Dix pourcent étaient résistants.

 Certains de nous sont soulagés de ressortir la bête immonde.


Ayant vécu à l'étranger j'étais choqué par le beau monde,

De m'entendre être félicité d'appartenir à cette France,

Pays de la laïcité, de la justice, des droits de l'homme

Je ne pouvais lors que me taire et sourire avalant ma honte

 

Et de parler de mes grands pères

Partis tous deux dans la première,

L'un victime de l'épidémie

L'autre d'une balle en Serbie.


Il y a des bons sur notre terre...

Grandis en paix, la France est belle,

Mais elle n'est pas exceptionnelle,

Bien que cette pensée m'atterre.

 

Si elle fut touchée par la grâce,

C'est grâce à sa Géographie.

La montagne côtoie la mer,

Après la pluie vient le soleil,

 

Et ce poème un peu châtié,

 Lis le à ta majorité.

Quand tu pourras seul décider

Pour quels pour cent tu dois voter.

 

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Comme un enfant

 

"Quand je vois ce que je vois, et que j'entends ce que j'entends, Je pense ce que je pense"

C'est tellement vrai, que...

J'écris ce que j'écris,

Je peins ce que je peins,

Je chante ce que je chante...

Et, comme un enfant, je grandis .

 

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Dans l'eau, toute nue

 

C'est quoi, l'eau nue?

L'eau nue, ça sert à quoi?

L'eau nue, ça sert à rien!

 

Pourquoi pas, lu n'eau?

Lu n'eau, ça veut rien dire?

Lu n'eau, ça sert à rien!

 

On pourrait même dire 

L'Uno, pour l'extérieur...

Et puis  l'Onu, à l'intérieur

 

Bien que  l'Uno ou bien l'Onu  

C'est égal à ce texte.

Ca sert toujours à rien...

 

Ce texte, non plus, il sert à rien...

Bien qu'ait  ce texte un avantage,

Un avantage qui n'est pas rien

 

Tant sur l'Onu que sur l'Uno

Il ne nous coûte pas un bras,

Ni à l'étranger, ni à toi.

 

L'Onu , l'Uno, accroches toi,

 Si tu savais ce que ça coûte

 Ce "machin" là, rempli de croûtes,

 

Qui ferment les yeux pour ne pas voir,

Des gens mourir de désespoir...

Sûr, tu en péterais de rage!!!

 

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Der Adler et le coq

Analyse amicale des relations franco-allemande

traduit et adapté d'un poème allemand de Ludwig Robert: "Zu dem Adler sprach die Taube"

 

 l'aigle allemand disait un jour le coq français:

" Là où s'arrête le savoir, la croyance va débuter ".

" Bien sur", lui répond l'aigle, d'un sourire distrait

Mais tu devras pourtant noter la différence,

Quand toi tu crois déjà  depuis un long moment,

Moi, je pense toujours et  pour encor' longtemps  ...

 

 

Zu dem deutschen Adler sprach der französishe Hahn:

"Wo das Denken aufhört da der Glaube began.

 Recht, sprach jener, mit dem Unterschied jedoch, 

Wo du schon glaubst, da denk' ich noch".

 

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Dernier appel

Transcrit en Haikoule

 

En l'An deux mille et quelque,

L'enfant du dernier milliardaire

Appelle enfin Panama, 

 

-"Allo Panama !?"- "Blup! Blup! ..."

-"Les milliards de papa! On en fait quoi !?"

-"Blup ! Blup ! Blup ! Blup ! Blup ! Blup ! "

 

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Echange entre amis

.

Il vivait dans sa tête, vivait avec sa tête.

Moi je vis dans mon coeur, je vis avec mon coeur.

En mélangeant les deux, ensemble on a bien ri.

Aujourd'hui je suis seul, je suis seul et je pleure,

Car lui, il s'est enfui, est sorti de la vie.

 Mais nous avions encore plein de choses à nous dire,

Qu'il me dit maintenant. Cette nuit il m'a dit :

 

Je demande humblement pardon à celles et à  ceux d'entre vous que, par maladresse,

j'ai fait souffrir, et pour les tourments que je vous ai causés, et vous cause encore...


Je demande humblement pardon à mes filles , ainsi qu'à leur famille,

De ne pas avoir su leur dire à quel point je les aime et je les ai aimées...

 Merci pour votre patience et pour votre courage et encore pardon.

 

J'étais un homme droit. J'étais un homme bon, croyez en mon ami.

Je vous aime, je vous aime, je vous aime, je vous aime, je vous aime, je vous aime...


Chacun de nous a eu
Ses propres casseroles.
Chacun de nous a eu
 décider un jour,
Si on peut sans vergogne
Dire le mot "Amour".
Tu n'as jamais osé.
Pour toi c'était pas drôle.
Peut-être à travers moi,
Mais
ça y est, tu l'as dit.

Pour ce petit écrit,
Qui coule de mon coeur,
Tu penseras sans doute
"Salaud! Tu m'as trahi!"
Repose en paix, ami,
Claude, mon petit frère,
Et pardonne moi si,
De ta souffrance intime,
Trop gros con que je suis,
Je n'avais rien compris.

Avec un peu de chance,
Tu auras pu comprendre,
Que je t'aimais beaucoup,
D'un amour d'amitié,
D'un pur et fort amour,
D'un vrai amour d'ami...

 




 

 

 

 

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Egalité

 

C'est bien sûr con l'aura un jour l'Egalité.

Mais attention quand même! Ne soyons pas pressés.

Notre dame nature doit trouver le moyen

De fair' pousser la barbe au genre féminin.

 

Il lui faudra ensuite faire un plus gros effort

Pour faire avoir les règles au genre con dit fort

Et les convaincre ensuite sans trop vouloir choquer,

De faire les enfants par là où vous savez.

 

 Pour ceux qui sortiront, fini, plus de problème.

Il faudra tout de même qu'au début ils s'entraînent,

 comprendre ce monde car tout aura changé.

Est il si nécessaire de faire l'égalité?


"Liberté, égalité,fraternité" est la devise de la France.

En France on sait expliquer ce que chacun de ces mots signifie.



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El lobo

Un vieux loup solitaire transportant sa misère
Descendait sagement la berge d’un torrent.
Il avait fui, il y a peu, sa dernière tanière,
Laissant là ses soucis, des épouses en colère.

Ces traites de la vie qu’il faut toujours payer,
Ces enfants énervés, ces jeunes prétendants
Qui pourrissaient sa vie, l’obligeant à lutter
Pour préserver sa place et maintenir son rang.

Ce jour, ce qu’il voulait, c’est vivre enfin en paix.
C’est finir sa carrière de grand loup dominant
En oubliant ses guerres, sa vie de combattant.
Il balaie d’un coup d’œil le torrent bouillonnant.

Tout à coup il entend des appels au secours,
Voit au milieu des flots quelqu’un qui se débat.
Il se jette dans l’eau, son sang n'a fait qu’un tour ,
S’approche de la forme qu’il arrache au trépas.

Elle s’accroche à lui et cesse de crier,
Se met même à fou rire et se prend à chanter,
Puis se frotte le ventre et s'étourdit de  pleurs.
Il s’agit d’une chienne, une chienne d'humeur.

Elle aime cet endroit car elle est en chaleur.
Tout d'abord il sourit et s’amuse avec elle,
Se prend même à son jeu et de la bagatelle,
Puis bien qu’éberlué il redevient sérieux.

Il connaît bien ce lieu, il sait qu’un peu plus bas,
A quelques encablures, se trouve un précipice.
S’il se laisse entraîner ils périront tous deux.
Il sait ce qu'il faut faire, il faut sortir de là.

Il agrippe la chienne, sort sa tête de l’eau
Et se met à nager pour atteindre la berge.
Il connaît bien sa force, il sait qu’il peut le faire,.
Il accroche une branche et les hisse hors des flots.

C’est à ce moment là que hurlant à la mort,
La chienne en chaleur se retourne et le mord.
Il est pris par surprise, lâche prise et pestant,
Entraînés par les flots, descendent le courrant.

Le précipice approche, il s’énerve un peu.
Elle éclate de rire, et reprend sa chanson.
Il comprend tout à coup que la chienne en chaleur
éveille ses pulsions à grands coups d’émotion.

Elle a besoin de vivre au bord de précipices
Pour faire se produire au centre de son corps
L’envoûtante morsure qui déclanche l'épice,
L’explosion du plaisir de la petite mort.

Il est un pragmatique et connut la vraie mort.
Il en est revenu, donc il connaît la vie et conjure le sort.
Il a eu des passions, donc des plaisirs intenses.
Il comprend que tout ça, pour elle, n'a aucune importance.

Il va donc retenter de rejoindre le bord.
Mais lorsqu’il s’en approche elle se met à hurler,
A pleurer et à mordre à battre et à cracher.
Le loup de guerre lasse l'abandonne à son sort.

Bien qu'il ait le coeur gros, il reprend son chemin.
Il y a de par ce monde tant de gens misérables
Qui auraient tant besoin pour une vie vivable
Que l’on se jette à l’eau en leur tendant la main.

Le vieux loup solitaire transportant sa misère,
Laissant les exaltées s'abreuver de tourments,
Redescend sagement la berge du torrent.
Il finit sa carrière de grand loup dominant.

Et il oublie ses guerres, sa vie de combattant,
En se jetant dans l’eau lorsque c'est nécessaire,
Pour sauver quand il peut et ramener sur terre
Des corps emplis de vie aux beaux yeux noirs brillants.

 

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Errare humanum est 

«L'humain est une erreur...» traduction personnelle, mais réfléchie.

 

 Sur la planète terre on vient de découvrir un cinquième élément,
L'eau et l'air, le soleil et la terre, et l'humain, nocif bête et méchant. 
Pas quand il est enfant. Seulement s'il est grand .
Il est  bête et méchant e
t tient à le rester,  toute sa vie durant .

 

Certains sont plus pourris, et les plus cons aussi,
Ils s'installent au dessus, et dirigent la masse.
D'autres, plus érudits
Et aussi
plus gentils, s'impliquent à tout instant à protéger la terre, 
Ce qui met ceux d'en haut, les plus cons, en colère.

 

Sur la planète terre, au milieu de milliers, au milieu de millions ,
L'humain cherche à résoudre un des plus grands mystère.
Qu'est ce que l'univers? De quelles dimensions?
Quelles sont ses limites? Y a -t'il une autre terre?...

 

S'il n'y est pas parvenu, il trouvera  demain !
Il cherchera alors un autre grand mystère.
Que peut bien mesurer la connerie humaine?
Il trouvera c'est sûr, mais trop tard pour la terre...

Alors si je pouvais, si j'étais une élite
Je dirais à mes pairs, ceux qui sont aux commandes:
"Changez de direction! Allez dans l'autre sens!
Arrêtez s'il vous plait de bêtiser les gens ...

On court à notre perte en les rendant trop con!
Les rendre intelligent, serait la solution!
Ils comprendront que l'homme est fait pour protéger!
Parce que terre, notre mère , l'ultime but...c'est la sauver !"

.

 

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Euréka

 

Euréka !!! J'ai trouvé!!!

Alors, maintenant y a plus qu'à !!!

Il m'aura suffit de presque rien,

D'une radio, un beau matin,

Pour que tout d'un coup je me dise,

« Mais oui, mais c'est bien sûr ! Euréka !!!

J'ai trouvé !!! Je l'ai trouvée la solution !!!

Maintenant il n'y a plus qu'à !!!

Allons enfants ! Allons, Allons !!!

 

Comme Archimède un jour, lorsqu'il prenait son bain

Remarqua que sa jambe remontait vers le haut

Dans sa belle baignoire qu'il avait emplie d'eau.

 De là vint son principe. Il cria:"Euréka!"

 

Et comme Louis Pasteur,  qui nous enseigna que:

« Le hasard ne favorise l’invention que pour des esprits préparés

Aux découvertes par de patientes études et de persévérants efforts*.

 Et qui a découvert le vaccin de la rage

En étudiant la bière, et sa fermentation.

 

Ce hasard m'aida moi, entendant un matin

Un mot à la radio, un simple commentaire

De l'un de nos ministres, qu'il suffisait de faire,

De faire fabriquer des locos Tgv

Afin d'en équiper nos bons vieux Tpv

Afin de relancer un peu d'activité.

 

Eureka m'écriais-je, sursautant sous ma douche

En prenant le principe des «locos» tgv pour faire tpv

On peut tout réussir!!! On pourrait par exemple:

Ce qui suit est en prose, pour paraître moins louche.

 

 

Comme l'A380 du constructeur européen est en panne de commandes,

 on peut offrir un A380 à chacun des 577 députés de l'assemblée nationale !

Quoi??? !!! Comme disait Coluche

(Oui, on a en France 577 députés. On est champion du monde!!!)

L'avion sans les moteurs, qui sont étrangers, peut être installé

dans un terrain appartenant aux députés.

Ils en ont tous un ou plusieurs quelque part pas très loin de chez eux …

Et voilà !!! L'avionneur européen est relancé, pour 20 ans, au moins.

Et ensuite, on recouvre la partie supérieure de la voilure de chaque avion

de panneaux photo voltaïques et solaires de dernière génération.

Et voilà !!! L'avion est approvisionné en électricité

et en chauffage et le projet sur l'énergie renouvelable est lancé.

L'A380 étant équipé d'un système de communication sur- perfectionné

et super connecté on peut communiquer de sur place !!!

Et voilà ! Les 577 députés n'ont plus besoin de « monter » à Paris pour nous députer.

Ils pourront ainsi continuer en vidéo conférences à faire

et refaire des lois qui ne seront jamais appliquées.

Mais ça nous coûtera moins cher.

On sait que nos amis (es) députés ne peuvent «monter» à Paris

tous les jours de la semaine tant ils sont occupés à recevoir les sollicitations

 de leurs clients et électeurs favoris dans leur «Permanences locales».

Ils les recevront donc dans la cabine de l'A380 emménagée pour 5 à 600 demandeurs.

Et voilà !!! les 5 à 600 clients favoris seront réçus

et bien reçus toute la semaine dans l'énorme cabine de l'A380

Le Député/Commandant de bord aura son suppléant assis au poste de copilote.

Et voilà !!! Celui-ci n'aura donc pas à monter à Paris lui non plus pour le remplacer.

D'accord il ne pourra plus en profiter pour recevoir la visite d'une prostituée le soir.

Parce que les députés, ou suppléants, ça députe, aussi, le soir ...

Mais il n'aura plus non plus à solliciter Monsieur Igor pour lui procurer une

 « Normale » en semaine, ou Monsieur Jacques pour une « De luxe », le weekend.

Cela lui coûtait tout de même "un bras" lorsqu'il ne pouvait pas

les "coucher" sur sa note de frais.

Et il trouvera sur place quelques compensations.

Le Député/Commandant de bord qui le souhaite,

pourra se rendre dans la cabine de repos attenante au poste de pilotage pour

«s'occuper » de sa secrétaire, évitant ainsi tous les problèmes collatéraux

de « Révélation à la presse » ou de « Compensation financière » etc...

Il aura 5 à 600 clients/ demandeurs favoris pour témoigner en sa faveur, au cas où...

Et il pourra également en faire profiter son copilote suppléant

pour consolider leur entente cordiale, et ce, dans les mêmes conditions,

pour eux, ainsi que pour les secrétaires qui seront dorénavant,

par force, consentantes ...

Et voilà !!! Et tout à l'avenant :

En ouvrant les panneaux supérieurs de l'empennage horizontal arrière,

on récupérera l'eau de pluie, eau pure et naturelle,

dans les réservoirs à carburant existants inusités.

L'eau sera chauffée par les panneaux solaires, ainsi les clients et secrétaires

et même les commandants et suppléants députés pourront faire leur toilette

avant de rentrer à la maison ...

Tout ira tellement bien et l'on aura tellement économisé

que l'on se rendra vite compte que l'on n'a plus besoin de 577 députés

et 577 suppléants.

Puisqu'on a 13 régions aujourd'hui ; il suffira d'élire 10 députés par région.

On aura 130 députés ! Et voilà ! On sera comme nos voisins !

Et voilà !!! Eh oui ! Mais on a 577 A380 ???

Qu'à cela ne tienne, Marcel ! On fait pareil avec les sénateurs...

On a 350 sénateurs en France, on leur refile les A380 des anciens députés...

Et voilà !!! Eh oui ! Mais alors il va y avoir plus de sénateurs que de députés !!!

Alors on fait pareil avec les sénateurs ! 5 par région ça fait 65 sénateurs...

Dans la cabine tellement grande de l'A380 on peut facilement installer

 une zone médicalisée pour les sénateurs presque centenaires ...

Et voilà !!! Eh oui ! Mais alors il va rester encore des A380 ???!!!

Qu'à cela ne tienne !!! On a plus de 400 partis politiques en France...

Quoi !!!!???? Comme disait Coluche...

Eh oui ! En 2013 on en avait 408...

Quoi !!!!???? Comme disait Coluche...

Oui, mais il n'y en a que 75 qui sont payés par le gouvernement avec nos impôts...

Quoi !!!!???? Comme disait Coluche...

Eh oui ! Mais alors il y aura plus de partis politiques que de députés et de sénateurs...

Et voilà !!! Qu'à cela ne tienne !!! On réduit le nombre de partis à 3 !!!

La Gauche, le Centre et la Droite, rémunérés par nos impôts...

Les autres, s'ils veulent rester, ils peuvent bien entendu... On est en république...

Et voilà !!! Eh oui ! Mais il va rester plein d'A380!!!???

Qu'à cela ne tienne !!! On monte le restant des A380 près des grandes

agglomérations et on y installe des émigrés chassés de leur pays par les guerres

que nos gouvernements antérieurs ont perpétrées... et on les immigre....

Et voilà !!! Eh oui, ça s'applique à tout...

Pas assez de prisons??? A380... Pas assez d'hopitaux??? A380... Pas assez de ... A380...

Sous la prison A380, les prisonniers cultivent un jardin et élèvent

des poules entre les trains d'atterissage principaux...

Sous les hôpitaux A380, le personnel et les patrons et les clients

attachent leurs chevaux...

Et...ccetera

D'accord, il ne s'agit que d'un rêve, mais dites donc !

- 577 Députés, 577 suppléants, le double en chauffeurs, collaborateurs et trices...

- 350 sénateurs, 350 suppléants, le double en chauffeurs, collaborateurs et trices,

 service médical, infirmiers et infirmières...

- 408 partis politiques, donc 75 payés par nos impôts???

- Salaires indécents de ces gens, actifs ou retraités, et anciens présidents !!!

- Ces gens qui refusent d'augmenter les retraites et les smig's des petits...

- Ces gens qui refusent d'immigrer les émigrés... ???

Alors!!! Si l'on osait  se poser la question:

Pourquoi nos chers élus nous font ce qu'ils nous font

 Et pour qui ils nous prennent, et nous le disent pas .

Moi, je sais !!! J'ai trouvé !!! Euréka !!! Euréka !!!

 

 

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Eureu lé con
première partie en francile (français facile)

Eureu lé con. y fon ce con leur di, é y zon meme pas mal !

Si ce con leur di : "Pren ton fusi et va tué "machin", y zy von !

Ce con leur di : va tué "machin" en chantan... Y chante, en tuan "machin"!

Si en tuan machin y se pren une bale dan le vantre é y craive...

avan de crever y di : merde! je pe plu chanté ! é y craive...

eureu lé con. y fon ce con leur di, é y zon meme pas mal !


(Partie traduite en français con pliqué)
Alors... et malheureux les autres ?

Les autres? Ils font ce con leur dit , souvent ça leur fait mal...

Ils voient ce qu'il se passe et comprennent les cons et aussi les pas cons.

Ils savent ce que les pas cons, comme les cons font, on fait, et feront .

Un autre est souvent, en plus d'être pas con, un être plutôt sensible.

C'est pourquoi un autre choisirait d'être con, si ça lui était possible

Parce qu' eureu lé con. y fon ce con leur di, é y zon meme pas mal !

 

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Fraternité



La fraternité est le sentiment naturel d'amitié et de solidarité
qui unit les membres d'un même groupe que représente l'espèce humaine.



"Liberté, égalité, fraternité" est la devise de la France!

En France on sait expliquer ce que chacun de ces mots signifie!

Oh! Et puis quoi encore ? Vous voudriez pas aussi qu'on la mette en pratique?
Non mais ça va! Quoi!!!
 

 

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Insatisfaction

Lorsque j’étais un minéral
J’aurais voulu être un cristal
Mais je n’ai pu être que gypse

 

Lorsque j’étais un végétal
J’aurais bien aimé être un chêne
Mais je ne fus qu’un petit frêne

 

Lorsque j’étais un animal
Je rêvais d’être un beau cheval
Alors que je n’étais qu’un âne

 

Aujourd’hui je suis un humain
Et en approchant de ma fin
Je sais que je les connais bien...

 

J’aimerais tant n'être qu'un âne.

 

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I had a dream

J'ai rêvé d'un pays géré par des humains,
Responsables élus par des gens raisonnables
Qui pendant leur mandat en bon républicains
Feraient ce qu'ils on dit au cours de leur campagne.

 

J'ai rêvé d'un gérant, d'un élu pour cinq ans,
Qui saisirait au vol une chance inouïe,
D'un grand évènement vécu dans son pays,
Une Cop, "Conférence of (nombreuses) parties"

 

Il pourrait par exemple puisqu'il en a la chance
Créer un "quelque chose" pour défendre la vraie, l'écologie de France .
 Faire de l'écologie une union nationale,
Institution solide et qui serait durable.

 

Et qui serait reprise après les élections par l'opposition
Qui n'aurait pas le droit de placer des copains ou retourner la table.
Et devrait s'engager à reprendre à son compte de façon raisonnable
Le travail déjà fait par l'équipe d'avant sans créer réaction.

 

Qui serait appuyé par d'autres qui l'entourent: Santé,  agriculture,
 Et  bien d'autres encore, travail, éducation, économie, culture,
Qui serait expliqué à chacune visite de tout représentant d'un pays étranger
Qui montrerait au monde que l'esprit des lumières peut encore briller.

 

Plus besoin de parti écolo-politique, écolo sans logique
De pantins ambitieux, qui se lancent des piques, faux révolutionnaires,
Qui se moquent sans honte des engagés d'en bas, déçus et en colère
Constatant, impuissants, la triste déchéance de 30 à 5 pourcent

 

On pourrait très nombreux, nous, le peuple de France
Diriger nos enfants vers des voies différentes, recréer l'espérance.
Nouvelle économie, nouvelles énergies pour respecter la terre,
Et pour donner l'exemple se mettre un degré comme nouveau critère.

 

Notre peuple est aigri, écoeuré et en rage,
Manipulé d'en haut, trompé par les média.
Pour se faire écouter, ils votent les extrêmes et n'en font pas mystère,
Pour s'engager à fond est-il plus beau domaine que de sauver la terre....?
 

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L'arnaqueur à ses enfants

Travailleurs, ce n'est pas la peine ... Les fonds vous n'y comprenez rien !
Nous les riches, on prend votre graine, c'est fou ce que ça fait du bien...

Un riche arnaqueur sentant tourner le vent,
Appela ses banquiers, fit venir ses enfants,
Gardez-vous, leur dit-il, de perdre l'héritage
Que nous ont laissé nos parents. C'est un trésor trop important.

On a tellement gagné en exploitant les gens,
Qu'on ne sait plus quoi faire de tout cet argent,
Soyons fier tout de même, d'être des un pour cent,
Qui détiennent l'équivalent, des quatre-vingt dix neuf restant

Emplissez nos vaisseaux d'or et de pierreries,
Transportez les voguant dessus la mer jolie
Appelez les banquiers des paradis fiscaux...
Faites comme votre papa, Déposez tout au Panama.

Banquiers de sociétés , plus ou moins générale,
Nommez dépôt légal notre argent détourné
Etudiez bien les lois, manipulez le droit
Et remerciez de temps en temps,tous les croquants et leurs enfants

Travailleurs ce n'est pas la peine...  les fonds vous n'y comprenez rien.

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L'empereur

le sacre vu par un toulousain... con

 

Le dix huit mai mil huit cent quatre,

Le Bonaparte, il s'est sacré, con

Le plus grand empereur de France,

En s'appelant Napoléon, con.

 

On dit sacré, con? ou consacré, con?

C'est pareil, con.

Vive l'empereur !!! con

 

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L'Hommage

1830-1962

J'ai démarré ma vie le quinze juin quarante

Et quand trois jours après De Gaulle m'a appelé,

Je me suis dit sans doute: "Il te faut y aller!"

Et puis j'ai dû penser: "C'est sûr que ça me tente!

 

Réfléchissons avant! C'est peut-être trop tôt!

 trois journées de vie, je ne pourrais sans doute,

Pas être très utile, à sillonner les routes,

Et chasser l'ennemi, à coups de mes sabots"

 

Las comme beaucoup d'autres, je me suis résigné,

Et malgré mon envie, sans connaître la honte

De beaucoup d'entre nous qui ont collaboré,

Sur le sein de ma mère, me suis pris à rêver,

 

Que comme Jean Raymond j'étais parti lutter

Au risque de ma vie, que j'offrais à bon compte.

J'ai manqué celle  là, mais j'ai pas loupé l'autre.

Cell' des années soixante, Quand tout s'était calmé.

 

Ma France de nouveau se trouvait dans la mouise,

Ruinée par ces croquants, ceux qui toujours agissent

Avec le seul soucis, oubliant le pays, de se remplir les poches

Comme ils l'ont fait avant, collabos pour les boches.

 

Qui donc est revenu nous montrer le chemin?

On disait ! "Le grand Charles", on se croyait malins.

Il créa la cinquième, rebrancha le courant,

Et quand tout fut en ordre, fit les accords d'Evian !

 

Il s'agissait d'aller, pour leur faire la guerre,

Chasser envahisseurs, et colonisateurs

D'un grand pays voisin, par delà de la mer. 

Un pays exploité presque deux cents années,

 

Par des gens sans vergogne, arrivés de partout,

Pour asservir un peuple qui n'avait pas un sou.

Les traitants en sous hommes, les punissant pour rien

En exploitant leur terre et en volant leurs biens.

 

Celle là, cette guerre, elle a été la mienne, guerre de liberté.

Dans la leurs mes grands pères y ont laissé leur vie.

De celle de mon père, on n'en parlera pas. Lés dés étaient pipés.

Moi j'ai gagné la mienne, et ce ne fut pas simple, je vous le garanti.

 

Je suis parti là-bas la fleur dans le canon

Et ai aidé mes frères à retrouver leurs droits.

Ce ne fut pas facile, là n'est pas la question

Libération aisée, ça ne se connaît pas.

 

Lorsqu'en soixante deux, sur le toit des demeures

J'ai vu leur drapeau vert, frappé du croissant  rouge

Hissé durant la nuit, qui avec le vent bouge,

J'ai dit "On a gagné!" J'étais heureux pour eux !!!

 

Je sais bien qu'un beau jour, de tristes grands penseurs,

Nieront cette version de ma victoire à moi.

Ces mêmes grands penseurs qui ont nié la Shoah.

Mais moi j'étais là-bas. Et je le dis sans peur.

 

S'il ne tennait qu'à moi, Président général,

 Je te hisse sans peine au niveau des "Lumières".

Pour ce qui est du Biafra, génocide amoral

Je retourne, désolé, juste un pas en arrière.

 

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L'Intellicon

(Haïgent)

Un gent intelligent, qui veut paraître con

Réussira sans peine,

On croira qu'il est con...

(Haïcon)

Un con, qui lui voudra, paraître intelligent,

Ne réussira pas,

On saura qu'il est con...


C'est triste pour le con, mais bon,

Quand on est con, on est con!

 

Mais pour l'intelligent qui veut paraître con, ?,

Il n'a pas autre chose à faire ?Il est con, non! ???


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L'Hopital qui...

(se moque de la charité)

 

Un parkinson un jour , qui voulait se moquer,

 son proche voisin, alzeimer, demandait:


"C'est quoi déjà le prénom d'alzeimer?"

 Ce à quoi l'alzeimer énervé repliquait:

"Je peux pas le savoir! Puisque je suis alzeimer!

 

Par contre pour Parkinson, c'était James son prénom !

Moi je suis alzeimer  ! Je suis pas parkinson, moi !

 

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La bête rendormie

Pour Louis, mon petit fils, à lire pour sa majorité....

Hélas petit, et c'est bien triste,
elle ne va pas dormir sans fin.
Pasteur a un jour comparé, 
la vie de notre société,
A celle du corps d'un humain.
Les parties nobles d'un côté :
La tête, le coeur et les jambes,
le nez et les pieds et les mains
 Le foie , poumons, estomac, rate,
les yeux, le cou, le sang , les reins,

Et d'autres qui ne sont pas nobles
 et sont souvent même immondes:
L'urine, le pue, les flatulences,
les glaires, les crachats, éructions,
Les croûtes, La morve, et autres crottes,
les remontées intestinales,
Qui sont parties  indispensables,
hétérogènes, indissociables.  
Celles qui débordent à la surface,
les jours de trouble ou d'élections.

On peut freiner les Immondices,
comme on l'a fait les autres fois
  Par le réveil de nos consciences,
en prenant des risques parfois.
Soit on choisit les immondices
,
soit on choisit la liberté
Elle s'éteint cette fois
encore,
 mais se réveillera demain.
Comme Pasteur l'a dit un jour,
nous en aurons toujours besoin.

Pour cette nuit, mon cher petit,
la bête immonde s'est rendormie.
Demain, quand elle s'éveillera,
entre les nobles et les pas nobles
Tu devras à ton tour choisir.
Je n'ai pas de soucis pour toi.
Je te vois chaque jour grandir.
Je sais ce que tu choisiras.

 

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La Déchéance de l'humanité


Le monoxyde de carbonne?...

Il y en a partout!...

Les perturbateurs endocriniens ?...

Dans les villes, surtout!..

Les produits phytosanitaires ?...

Dans les campagnes. Ils sont fous !

La pollution nucléaire ?

Même dans les nuages!

Les déchets nucléaires ?

Même dans nos égoûts !

Celui qui nous dit que l'humain,
 
N'est pas le responsable ?...

C'est qui ?... Il est où ?...

 



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La Félicité

Je n'ai connu, enfant, que douceur et bonté
C'était beau, c'était bon, c'était pas compliqué.
Un jour, adolescent , sans trop me méfier
J'ai croisé la laideur, la bêtise intégrale et la méchanceté.

 

Comme c'était étrange! Comme c'était tentant!
Tellement surprenant que je les ai mariées.
Ça a duré longtemps. Il m'a fallu ce temps
Pour comprendre l'ampleur de l'inhumanité de notre humanité.

 

J'ai failli en mourir, mais un jour, imbéciles, elles m'ont divorcé.
J'en suis sorti indemne, me suis mis à chanter.
Et depuis lors je chante. Je chante pour les gens.
Et pas pour de l'argent... Personne ne comprend... et pourtant

 

Je ne connais, ancien, que douceur et bonté.
C'est beau, c'est doux, c'est bon, et c'est pas compliqué...
Au diable la bêtise et la méchanceté,
Et quand je meurs, demain, n'hésitez pas, chantez...
 


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La fiente et la voiture


T'as vu la fiente sur ta voiture?

Elle va brûler toute la peinture!

Il te faut couper tous les arbres

Sur lesquels dorment les oiseaux

Et il te faut sortir ton arme

Puis tirer tous les passereaux

 

Mais ami tu n'y penses pas?

Ce que tu me demande là

C'est un crime contre nature!

Dans ce cas là, la forfaiture

N'est pas l'oiseau, mais la voiture

Je vois que tu ne comprends pas...

 

Le rôle sur terre d'un oiseau

Est ,de jour, picorer les graines

Et de, lorsque la nuit venue,

Aller dormir sur les grands frênes.

Puis de là-haut de temps en temps,

Renvoyer la graine à la terre.

 

Et quand ce cycle est accompli,

On l'appelle "Cycle de la vie"

Lorsq'au lieu de trouver la terre,

La fiente trouve sa toiture,

Le cycle est interrompu.

L'immondice n'est pas l'oiseau, n'est pas la fiente, c'est la voiture...


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La guerre et le cancer

Pour un ami très cher, qui vient de nous quitter



La guerre

C'est quoi, la guerre?

Ca sert à quoi, la guerre?

C'est con la guerre!

Ca sert à rien!

Avant, c'étaient les ariens

Qui tuaient des humains

Qu'ils disaient être

Des bons à rien !!!

Ces jours, les bons à rien

Tuent les ariens

Disant qu'ils sont

Des bons à rien.

C'est con l'humain!

C'est con la guerre!

Ca sert à quoi?

Ca sert à rien!

 

Le cancer

C'est quoi, le cancer?

Ca sert à quoi, le cancer?

C'est con le cancer!

Ca sert à rien!...

C'est con comme la guerre

Ca fait souffrir des humains,

Ca fait mourir des humains...

Et contre le cancer,

L'humain, il n'y peut rien...

S'il y pouvait l'humain,

Il refuserait le cancer,

Pour aller mourir à la guerre?

C'est quoi le cancer?

C'est con le cancer

Ca sert à quoi

Ca sert à rien!

 

La guerre et le cancer

C'est con le cancer

C'est con comme la guerre

Mais c'est con aussi l'humain

Il lui suffirait d'un rien

D'un jour se réveiller malin

Oublier la guerre d'hier de l'arien

Où de ce jour, du bon à rien

Et faire la guerre de demain

La guerre contre le cancer!

On chanterait à l'unisson

Ca y est ! la guerre?

C'est plus con !

S'il faisait la guerre au cancer

Plutôt qu'à l'arien bon à rien,

Il serait bien moins con

Cet humain de demain...

 

Mais en attendant, comme avec les guerres, des innocents, des gens que l'on aime, s'en vont...

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La revanche des Thons

C'est depuis très longtemps, que pendant très longtemps
On leur a toujours dit, qu'ils ne sont que des thons.
Ils s'en doutaient un peu, en faisant attention.
Mais comme ils sont thons, ils se prêtaient e à croire
Que puisqu' "on" parle de thons , ce sont les autres qui le sont !
Et ils s'exclament à l'unisson: «C'est c'ui qui dit qui l'est, le thon!».
Il
s n'en sont con-vaincus que pour un certain temps.
Pourquoi faire semblant, c'est bien trop con-vainquant.
On retrouve sa place, après un flottement.
« Quand on est thon on est thon !" C'est ce con dit dans la chanson»
Aujourd'hui, c'est fini! C'est parti mon kiki, finie l'humiliation,
Ils chantent à tue tête la revanche des thons :
«Je vote droite extrême ! Si ça t'emmerde c'est tout bon! »
C'est dit du fond du coeur. Ils ont eu tant de déception.
P
oliticiens d'en bas, d'en haut, de gauche ou de droite,
Pour vous heureux élus, remplissez votre tâche.
 « Gouverner c'est prévoir!" Faites votre devoir
Eduquez donc les thons... avant l'autre élection...
Le vote étant secret je ne peux  que te dire
 Que mes yeux sont à gauche et que mon coeur est vert
Et qu'il y a trop d'écho dans mon humble logis.

Car dans mon pays, aujourd'hui,
Dans mon pays ma belle France,
Si tu défends l'écologie,
On t'assigne à résidence!

Oui! Je défends l'écologie!
En dépit du mal qu"ils" lui font...
Je fais des vers sans le vouloir,
Donc je suis thon sans le savoir...
On a là la con-firmation,
Con ne se rend souvent pas con-pte,
Que l'on est thon, quand on est thon...
Avec un Té comme con-science...

 

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La suite logique

 

Une suite logique qui parait compliquée,

Ne l'est pas tant que ça, nous l'allons expliquer.

C'est la suite logique qui mentionne les "choses",

Celle là, c'est normal, est déclinée en prose.

 

Pour l'exemple on prendra un pas très compliqué,

"Du printemps, de l'été, de l'automne et l'hiver".

C'est la suite logique de la "chose", c'est clair!

Jusqu'ici c'est facile, on peut continuer.

 

 

"Deux, quatr', six, huit, dix, douze", celle des chiffres pairs,

Est la suite logique, la suite arithmétique.

Pas compliquée non plus, et même sympathique

Encore plus logique, en chiffres c'est plus clair.

 

Pour avoir compris ça, nous avons essayé,

Une suite logique de la "chose chiffrée".

En mélangeant pour rire les chiffres et les choses.

On la décline donc en chiffres et en prose.

 

Un exemple nous vient tout à coup à l'esprit:

1929, en y ajoutant 10, font 1939, et qu'a t'on eu après ???

L'année 2007 en y ajoutant 10 font 2017, et qu'aurons nous après ???

Sachant qu'en 29, tout comme en 07, la finance est en crise.

 

Il nous reste un an pour découvrir ensemble,

Si l'exemple choisi, au hasard des infos, a été pertinent.

Moi, j'espère que non! Parce que je me rappelle

Ce que fit la finance, de façon si cruelle...,

 

 



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La Tradition

 

La tradition peut être expliquée comme une mémoire et un projet.

Elle est dans son essence la conscience collective de ce qui a été.

Notre devoir primaire est donc de la transmettre, comme de l'enrichir,

Afin, pour aider la nature à survivre, d'en perpétrer le souvenir.

 

La course de taureaux est connue en Espagne depuis l'antiquité !

Les oursons et les loups vivaient depuis toujours dans nos monts et forêts !

L'excision en Afrique, pour les petites filles, a toujours existé.

Les mammouths florissaient en haut des Pyrénées 6000 avant Jicé !

Et la bêtise humaine, qui est gravée dans le marbre, n'a pas diminué !

 

Les taureaux de combats ont été protégés grâce à la corrida!

Les brebis et moutons sont protégés ce jour grâce aux loups et oursons!

Les filles en Afrique, celles sans clitorisses, sont comme les moutons!

Quant au bovin d'Afrique, l'éléphant sans défenses, c'est expliqué plus bas !

Pour la bêtise humaine, je ne vois pas d'exemple, mais suis sûr qu'il y en a!

 

Lorsque j'étais enfant, on concluait l'année en voyage scolaire

Au cours d'un des voyages nous avons visité le beau château de Foix,

J'ai vu dans le musée, un mammouth en squelette, avec beaucoup d'émoi.

Ce qui signifiait, qu'il y a déjà longtemps, l'ancêtre d'éléphant

Vivait dans notre Ariège, Pyrénées, Canigou et au Pic des Gourgs blancs.

 

Les éléphants ce jour menacés d'extinction, se demandent incrédules,

Pourquoi ils sont tués par des humains séniles en quête de trophées,

Qui posent en Tartarin un pied sur leur carcasse d'un air si ridicule,

En jouant les héros pour hausser leur prestige contre un sac de monnaie.

Attraction à la mode pour les rois, présidents, et ceux qui ont de l'argent.

 

Pourquoi pour les sauver, en se bougeant un peu, ne peut on introduire

Ces troupeaux de derniers et nobles éléphants dans nos belles montagnes.

On sauverait leur vie, et on pourrait ainsi, les voir dans nos campagnes.

Sauvant la tradition, on pourrait par là même cesser d'être les pires!

Et puis on s'en irait, en leur passant les clés, et les laissant conduire !

 

La tradition d'Afrique, de l'excision des filles, offre la solution.

Il suffirait de faire, une vasectomie aux tout petits garçons!

D'étendre la pratique, aux nouveaux nés humains, qui arrivent au monde,

Cela nous conduirait, peut-être à notre insu, à sauver la planète,

Car nous disparaîtrions, pour avoir échoué, à force d'être bête.

 

 

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Le canard déchaîné

 

Un riche compétant, d'un grand pays ami

Fut élu président d'un grand peuple surpris.

 peine installé aux nouvelles commandes

Il colla sur son front une touffe flambante.

 

Il renversa les tables, fit construire des murs

Insulta tout le monde en jouant au gros dur,

S'entoura de conseils, pas toujours trés futés.

Aimant à voyager, par une reine amie, il se fit inviter..

 

Aussitôt  annoncé, aussitôt ce fut fait.

Il  arrive au royaume, la mèche bien ancrée.

 S'installe dans les lieux, territoire conquis,

Et se prépare à vivre toutes ses fantaisies.

 

La reine un peu souffrante, a longtemps hésité

Et puis de guerre lasse, elle s'est résignée.

Par la belle princesse elle se fait remplacer,

Pour s'occuper du rustre à la mèche enflammée.

 

La princesse est inquète.Elle s'est informée.

L'homme est redoutable. Il s'est même vanté,

Quand il croise une belle, de claquer son fessier...

Jusqu' après le repas, tout s'est très bien passé.

 

Elle l'invita donc, comme c'est de coutûme pour tout illustre hôte,

De prendre le carrosse, le carrosse royal et ses plus beaux chevaux

Et d'aller faire ensemble la tournée des châteaux.

S'empressant d'accepter, il sortit avec elle, gardant la crête haute.

  

Le riche président, que l'on sait compètant était à son affaire.

Conduire des chevaux est tout ce qu'il sait faire!

La princesse détendue surveillait amusée

Car jusqu'à ce moment, tout s'était bien passé.

 

Et ce  fut pourtant là , sans doute pour jouer,

Que le dernier cheval, plus près de l'invité,

Lâcha un "prout"énorme! Comme un coup de tonnerre!

Un de ces prouts qu'on rêve, un jour de savoir faire

 

La mèche flamboyante is "Blowing in the wind",

Mais reste attachée. Super glue a tenu! Il garde bonne mine.

Il pousse un grand "Youpee!"et fouette l'animal ,

Il est si fier de lui! Pour lui, tout est normal!

 

La princesse par contre par le "prout" très "choqued"

Murmure, attérée: "I am sorry dear friend! Cette chose est bien laide!"

Le président surpris lève haut son sourcil et s'écrie: "C'est banal !"

"Et vous n'auriez rien dit, je pensais c'est pas elle! C'est ce con de cheval!"

 .

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Le chasseur emmerdé

(couleur adaptée au sujet)

L'autre soir en rentrant, j’ai flingué une lièvre.
Je m’en venais à pied d’une journée de chasse.
Vide était ma besace.
Je n’avais rien levé.
 
Mirrault le chien fidèle était rentré devant.
Le jour déjà tombé, le soleil est couché.
Près du bois en passant
J’ai envie de chier

J’avais le vieux fusil deux cartouches au canon
Avec des doubles charges, pour le petit gibier.
Je le couche devant et je pose culotte
Et je pense avec quoi je vais bien m’essuyer.

Et soudain elle arrive,
S'amène droit sur moi, elle a l'air de jouer.
Ell' fait des petits bonds,
Je crois bien qu’elle est pleine.

Je bouge pas un poil, j’arrête de pousser.
Elle me vient droit dessus et se pose à deux pas,
Hume l'air un instant et lentement s’en va.
Elle me tourne le dos.

Il faut pas que j’hésite, elle est un peu trop près,
Mais moi je suis chasseur et c’est tant pis pour elle.
J’empoigne mon vieux seize et la tire en daliant,
Papan ! Les deux coups à la fois !

Il fait déjà très sombre mais je la voit très claire.
Elle te fait un bond jusqu’à au moins trois mètres,
Tombe comme un cailloux à dix pas devant moi,
En plein sur le fourré, juste à l’orée du bois.

Moi, avec le recul, j’ai mis le cul parterre.
Je suis bien emmerdé.
Le temps que je m’essuie, me remonte les fringues,
La nuit noire est tombée.

Quand j’ai voulu la prendre, partout je l'ai cherchée ,
Dans le bois, dans le pré, et dans tous les fourrés,
La moitié de la nuit, je ne l’ai pas trouvée.
Et pourtant j'en suis sûr, je ne l'ai pas loupée.
 

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Le paquebot

Haïku pour Angeline des îles sous le vent...

Une ange sur le quai
L'Orpheus paquebot est un joli bâteau
Elle me dit "Je vous aime"

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Le pain, le vin et le cochon

Si  on peut, on veut ...

Pour mon ami Abdel, je ne mange plus de porc,

Et je n'en suis pas mort.

Pour mon ami Samuel, je fais mon pain sans levain,

Et je n'en souffre point.

Pour moi, Abdel et Samuel sourient lorsque je bois mon vin,

Et nous vivons en bon voisin !...

 

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Le poète n'a pas toujours raison

 à chacun de juger

J’étais chez des amis , le soir du réveillon
On a très bien mangé, on a un peu fumé.
Puis on s'est installés, au salon pour parler
On est de ceux qui pensent, ceux qui ont des opinions.

 

On est tous mélangés, les hommes et les femmes,
Les grands et les petits, et aussi les enfants.
Non, n'ayez donc pas peur, ce n'est pas érotique.
Bien que de temps en temps, nous frôlions  la panique.

 

Marjorie la jolie, du haut de ses 7 ans, nous a lu un poème.
C'était presque un sonnet, le bon nombre de pieds, presque les bonnes rimes.
On fut tous ébloui, On l'a félicitée, on a tous applaudi.
Sauf Julie la revêche, Julie jamais contente, que nous dit son mari.

 

S'ensuivi un bon thème, pour une discussion, de soir de réveillon.
"On peut rire de tout. Peut-on écrire tout, sous forme de poème?"
C'est parti mon kiki! Chacun dit son avis, chacun à tour de rôle.
Quand arrive mon tour, tout le monde a dit oui, tout peut-être poème.

 

Je ne suis pas d'accord, je dois le démontrer.
Un temps je réfléchis, puis choisis mon sujet.
Lorsque à la mi-temps, du mache de rugueby,
L'entraîneur en colère parlant à ses joueurs, leur dit:

 

"Maintenant vous les gars, ça y est! C'est terminé!
Y faut se réveiller! On sort les doigts du cul!
On attend la première, ensemble on la relève!
Et on pête la gueule, à ces gros cons d'en face!"

 

Serais-ce un quatrain?... Le bon nombre de vers,
Le bon nombre de pieds, mais... il n'y a pas de rime...
On en tira la conclusion, dans notre monde aujourd'hui
Malgré tout ce que l'on nous dit, tout ne peut être poésie...

 

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Les informations

Ce matin, au réveil, comme tous les matins , j'écoutais la radio.
En petit déjeunant, j'entendais les nouvelles, du monde autour de moi.
Une guerre en Libye, une guerre en Irak, une guerre en Syrie.
Qui m'amena soudain, à ouvrir grand les yeux, et me dire pourquoi?
Pourquoi donc à Syrie, il est sur la première, la seconde à Libye?
Je pensais au ygrec, vous l'aviez deviné. Aux infos c'est le calme...

 

Ce matin, au réveil, comme tous les matins , j'écoutais la radio.
C'est toujours France Inter... Ils donnaient les infos...
 Le déjeuner fini, je me suis retrouvé, debout, face à l'évier.
C'est le moment pour moi, de récurer les plats, et faire la vaisselle.
Indépendant de moi, mon esprit s'est fixé , sur l'eau du robinet.
J'ai saisi le levier, et en le soulevant, l'eau s'est mise à couler.

 

... Combien d'émigrés noyés ce matin ??? Quatre à cinq cent ???
Tu lèves le levier, elle coule douce et claire!
Tu tournes vers la gauche, elle devient très chaude.
Tu tournes vers la droite, elle coule très froide
Tu mets un verre dessous, tu choisis pas trop frais,
Tu peux boire en confiance, penser à autre chose!

 

Ce matin, au réveil, j'écoutais la radio, comme tous les matins .
Une guerre en Libye, une guerre en Irak, une guerre en Syrie.
Ceux qui ont survécu sont parqués dans des camps...
Le verre dans la main je m'en vais aux toilettes. Clic! s'allume la lumière .
Push! sur la chasse d'eau et tout ça, ça s'en va... Clic! la lumière s'éteint.
Mais quelle chance on a, nous les êtres humains, d'être sur cette terre!

 

Une guerre en Libye, une guerre en Irak, une guerre en Syrie...
Les émigrés, ils veulent venir chez nous ??? Mais pour quoi faire...
Qu'ils restent donc chez eux!!! Pourquoi font ils la guerre???
Les guerres? Les solutions? Ce n'est pas difficile! Il suffit d'écouter,
Tous les "Yaka-y-faut" et autres "Aurait-fallu" que l'on entend parler
Le majeur dans le nez, les matins dans le poste, le soir à la télé.

 

Pour ce qui est du Ygrec, à Syrie et Libye, c'est bien plus compliqué...
Allez donc essayer d'expliquer aux enfants pourquoi on dit Syrie,
Et pourquoi pas Sirye? Pourquoi on dit Libye et pourquoi pas Lybie?
Vous vous rendez pas compte des problèmes réels ?!
Pour ce jour ça suffit!!! J'ai besoin de rêver, le matin, au réveil...
C'est si bon de rêver, de se comporter bien, quand on est éveillé...

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Leur Garonne sous Verdun

poème à la mémoire de ceux qui ont creusé et qui ne sont plus là, et de ceux qui sont encore là, mais qui ont oublié...
 

Je n'ai de leur Garonne qu'un souvenir bien piètre...
Me reviennent pourtant les propos de mon père
Lorsqu'il, tout en riant, à Garcio s'adressait :
«T'es quand même un peu con! T'aurais dû refuser!
De creuser à ma place, t'aurais pu y rester!»
Et Garcio mort de rire qui lui en rajoutait:
«C'est notre cher patron qui me le demandait!
Adrien n'est pas là! Vas donc le remplacer».
Et Garcio y allait... Et qu'allait-il donc faire?
Il allait, comme d'autres, creuser le soir la fosse
Où, s'ils en eussent eu le temps, la division «Das Reich»
Nous aurait enterrés, avec tout le village, en bas de St Martin.
C'était pendant la guerre... Mais qui donc s'en souvient?
 
La fosse de la roche

Assis devant ma feuille, j'attends l'inspiration .
Ce sujet est très fort, et m'emplit d'émotion.
C'est ma vie, ma survie, mon souvenir d'enfance.
Je pense que je rêve, je pense à ma France .
Et j'écris de mémoire, car tout est effacé

Me rendant à la fosse, dans m
es jeunes années
Je découvris, penaud, qu'elle n'existait plus.
Un champ de peuplier était planté dessus.
Parti mon témoignage de l'inhumanité!
Alors je me promis qu'un jour j'en parlerai.

Dans cette énorme fosse, lorsque j'étais enfant
Avec deux trois amis nous chassions les serpents.
L'autre jour par hasard parlant avec Roger je lui ai demandé:
«As-tu connu la fosse en bas de Saint Martin?»
"Bien sûr que je m'en souviens! J'y ai moi même creusé! »

Alors j'ai décidé d'écrire ce poème.
Pour Garcio, pour mon père, et aussi pour Roger, mon devoir de mémoire
En ces jours tristes et noirs, quand extrêmes droitiers et jeunes endoctrinés
Nous imposent leur haine à grand coups de crachats, ou avec leur pétoire
Et
, comme les nazis, dégueulent sans vergogne sur notre humanité .

Assis devant ma feuille, le crayon à la main, je me prends à rêver.
J'imagine le chef de la section Das Reich ému par le paysage :
« Ach du! Mein lieber Gott ! Es ist dort alles so schön !
Wir können aber nicht diesen Menschen umzubringen ! Gehen wir alle weg !"

Puis, posant son visage
dans le creux de son bras, il se met à pleurer ...

C'est si bon de rêver...

 

Traduction pour ceux qui ne pratiqueraient pas le Germain, qui a été un moment notre langue nationale:
"Oh toi, mon cher dieu! Tout est ici si beau !
On ne peut surement pas assassiner tous ces gens ! Allons nous-en !!!"

 

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Liberté

 

Pour apprécier ce texte, il est recommandé d'être né à Toulouse et d'y avoir vécu dans les années 50 ... con

 

La royauté, con, ça a fait beaucoup de morts,

Et puis ça a sauté, con. Sa tête aussi, con.

 

L'empire, con, ça a fait beaucoup de morts,

Et puis ça a sauté, con. Et lui aussi, con.

 

Le communisme, con, ça a fait beaucoup de morts,

Et puis ça a sauté, con. Et eux aussi, con.

 

La démocratie, con,  ça a fait beaucoup de morts,

Et puis ça a sauté, con... Et on le sait pas encore , con

 

Le libéralisme, con, ça a fait beaucoup de morts,

Et puis... non pas encore, con. Mais, ça va pas tarder, con.

 

Et alors, et après, con ???

 

La dictature, con, ça va faire beaucoup de morts,

Et on dira, con: "C'était bien avant, con !!! Quand on était libres, con!!!


"Liberté, égalité, fraternité" est la devise de la France.

 

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Marie

Vécu...en été 2003, en Avignon .

Je vis ces quelques jours, l’estomac retourné par le plus grand malheur.
Nous étions vendredi, j’écrivais une lettre adressée à Marie.
Marie était marraine d'une association, notre association.

Je disais à Marie
,...et la radio parlait..., j'écrivais à Marie:
Marie tu es marraine de l'association,
...et la radio parlait...,
Ne pourrais tu donc pas,
...et la radio disait ...
Ne pourrais-tu donc pas nous faire une lecture pour aider nos enfants ?…
..
.La putain de radio disait des conneries...,
Marie , notre marraine, tu sais juste une fois…
...
Arrête toi radio qui parle de coma
Juste un petit discours, ça nous fera plaisir…
...
Traumatisme crânien, et cinq jours de coma
Juste un petit discours, ça nous ferait plaisir,
...la putain de radio...

Et au bout du coma, sa vie s’en est allée…
Elle était une reine et elle s’en est allée…
Elle était une artiste, une artiste, une vraie.

Amoureuse de vivre, de vivre vrai.

Honnête et sensible, elle pensait aux autres, elle vivait pour les autres.
Elle était engagée, engagée pour de vrai.
Elle était une reine, marraine, d'une association entre autres associations.
Notre association qui aide, et qui agit.
Agit avec plein d'autres, avec Marie aussi.

Elle s’appelait Marie,
Marie de l’anagramme, Marie du verbe aimer.
Marie qui allait faire la lecture pour moi,
La lecture pour nous, la lecture pour vous.
On a tué ma reine, tué notre marraine.

Et je voudrais hurler tellement que j’ai honte, qu'elle parte comme ça.
Tellement j'ai de peine pour elle, tant de peine pour eux.
Pour ceux qui, comme nous, l'aimions tout comme vous...
Pour ceux qui comme eux, ont perdu leur Marie,

Marie maman, Marie enfant, Marie la sœur,
Marie l’amour, Marie la vie.
Pour des gens comme toi, Marie, j'aime ce que je vis.
Pour des gens comme toi, Marie, je fais ce que je fais.

Marie du verbe aimer.
Marie qui manque déjà tant.
Marie vers le néant.
Marie, marraine, ma reine, envolée.

Marie vivait entière en embrassant la vie.
Elle remuait la terre, s’endormait dans les fleurs.
La vie, à sa manière, quand sècherons les pleurs,
Lui remettra des ailes là-haut au Paradis.


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Ma vie en l'air

Je suis né un avion, un quinze juin quarante.
Cette idée paraîtra sans doute incohérente...
 
Certains se souviendront qu'à cette époque là,
Le monde était en crise, ça tapait fort en bas.

Pour m'élever de terre , pour éviter les chocs,
M'echapper de l'angoisse de cette étrange époque,
Où des humains idiots ne pensaient qu'à la guerre,
J'ai choisi tout de go de partir dans les airs.

 l'instar des oiseaux, que j'ai croisé là-haut,
J'ai fait mon plan de vol pour traverser le globe.
J'ai construit mon avion au dedans de ma tête,
Et ne l'ai plus quitté, adaptant mon assiette.

J'ai commencé petit et volé sans le dire,
Et suis resté en l'air pour m'éviter le pire.
J'ai appris les commandes, j'ai appris la radio,
 surveiller les nues, suivre la méteo.

Tous mes sens en alerte, évitant les stratus,
J'ai traversé ma vie, accroché à mon manche.
Attaché à mon siège, les pieds sur les pédales,
Regardant droit devant, survolant les nimbus.

Au cours de mes voyages j'ai connu des detresses.
Traversant des orages, et croisant des fortunes,
Au hasard de mes vols, ou d'une ange hotesse,
  J'ai mordu des étoiles et embrassé des lunes.

Et comme Roméo j'ai croisé ma Juliette.
J'ai rencontré des fées et reçu leurs caresses.
"Mike Bravo à Tango Charlie! J'ai gardé le contrôle!"
Même si pour certains ça ne peut être drôle.

Ces certains là me disent qu'il faut que je me pose.
Voilà donc pour l'instant ce que je me propose:
"Mike Bravo à Tango Charlie! Je retourne sur terre!
Mais ce sera  pour mon ultime anniversaire!"


Depuis je tourne en rond dans mon couloir d'attente,
Il y a, pour le moment, trop de trafic devant:
"Mike Bravo à Tango Charlie! Je ne suis pas pressé !"
" Tango Charlie à Mike Bravo ! Pas compris, répétez !"

Et quand j'entamerai mon tout dernier virage,
M'alignant sur la piste, je couperai les gaz.
 L'Auto Pîlote"On", si j'ai encor' le temps,
Je descendrai les trains, juste au dernier moment...

"Mike Bravo à Tango Charlie! Ready for landing!"
"Mike Bravo à Tango Charlie! Ready for landing!"
"Tango Charlie à Mike Bravo: "Happy landing !!!"
"Tango Charlie à Mike Bravo: "Happy landing !!!"
Over...

(Mike Bravo = Michel B....; Tango Charlie = Tour de Contrôle)

.


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Mon Coeur

Pense bête: N d'or 1+ V5/2=1,618 ; M=1,609 ; Nm=1,852

 

Mon coeur est U=RI,

Il allait mal, il est guerri.

Et puisque  U=RI, et que I=U/R, on a donc R=U/I

 C'est pas marrant, je le concède.

 

Pour ma mémoire, c'est le remède

Aujourd'hui il va bien mon coeur.

Je l'expliquais à mon Docteur, 

Et il m'a dit qu'il a compris.

 

"Mais prend toujours ton aspirine!

Elle gère ton intensité I ,

Et elle évite donc ainsi ,

Que tu vois fondre ton fusible !.."

 

"N'oublie pas ton cachet le soir,

Pour t'endormir quand il fait noir !",

Ajouta t'il d'un air narquois,

Je me demande bien pourquoi...

 

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Ou la Nature

On sait, en lisant le grand livre, on sait que Dieu, ou la Nature

 Créa le singe à son image. Les grands gorilles ont fière allure!

Dieu, ou bien la Nature, leur dit: "Soyez courageux et féconds,

Protégez terres et forêts , montagnes et animaux, océans et poissons!"

 

Les singes ont entendu, Dieu, ou bien la nature, et ils ont obéi.

Depuis le bout des temps ont agi  et lutté au péril de leur vie.

Des millions d'années durant, ils ont été intelligents et féconds,

Ont protégé la terre, la forêt et la mer, les oiseaux, les poissons.

 

Des millions d'années durant, ont gardé les mêmes habitudes,

Des millions d'années durant, ont respecté les lois de la nature,

Des millions d'années durant, se sont reproduits en toute plénitude.

Des millions d'années durant, protégeant leur progéniture.

 

Et c'est là, qu'ils auront, sans le vouloir sans doute, modifié le système.

Lorsqu'on est animal, que l'on soit chatte ou singe, si l'on fait un enfant

Râté ou déformé, non, on ne le tue pas. On le chasse du clan.

On laisse à providence la charge de ces corps pour qu'elle s'en démène.

 

Mère la Providence, en ces temps doux et calmes, cherchait à s'occuper.

Récupérant ces corps d'enfants râtés et fous, idiots et déformés,

Elle les prit en charge, sans penser à mal faire, puis les a élevés.

Ainsi elle a créé ce crime contre nature, qu'est notre humanité.

 

Dieu, qui a tout compris, de son erreur passée, constate, éberlué,

L'état irrémédiable de notre mère terre, par l'humain dévastée.

Il se demande, anxieux, élevant ses sourcils"Et maintenant, Que vais je faire?"

La nature lui répond, des rides sur le front :"La solution? C'est la prière!"

 

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Parabens

Hommage à Juliette...

composé en tentant de

dessiner la silhouette

d'une mulata

xxxxx

xxxx

Je m'appelle Juliette et je suis un oiseau.
Je suis née il y a déjà longtemps,
Dans un pays fleuri,
Où il fait toujours beau.

Où les femmes sont belles,
Belles de l’intérieur.
Où la gente a du cœur.
Où tout marche en musique.


La musique rythmée au son des tambourins,
A des tons parfois tristes qui ne font pas pleurer,
Mais font monter du cœur des bouffées nostalgiques,
Qui font que les yeux piquent

Et cette étrange flamme qui brûle sans brûler,
Qui se dit sans parler.
C'est le cœur dans la bouche qu'il faut la partager

Comme un morceau de pain,
Comme un verre de vin
Pour la fille qui pleure
Il lui offre une fleur

Et c'est la fille qui rit
Elle crie dans la nuit
C’est le cri du bonheur
Il le sait et il l’aime

C’est le pain.
C’est le vin.
C'est l'amour.
C’est la vie.


C'est l'amour de la vie

 

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Physis, mon amour

Messieurs les Présidents qui avez et qui dirigez le monde pour le mettre dans cet état
Qui consacrez votre temps à
vous faire élire ou re-élire , ceci ne vous concerne pas !

Mesdames les Reines, messieurs les Rois, Dictateurs et Tyrans
qui êtes en place pour longtemps...


Je vous fais cette lettre, que vous lirez peut-être,
Quand vous aurez le temps,
Depuis longtemps je note, en étudiant la terre,
Que c'est une misère,
Aujourd'hui tout fout le camp...

Physis, notre nature est bientôt hors d'usage.
Vous n'êtes pas responsables,
Vous n'avez pas le temps...

Mais eux nos présidents,
Qui soignent leur posture ,
Quand notre maison brûle,
Ils regardent ailleurs.

Mesdames les Reines, messieurs les Rois, Dictateurs et Tyrans:
Afin d'obtenir le pouvoir vous avez été, à votre facon, conséquents....
Pour sauver notre planète et par là même  vos descendants,
Vous pouvez donc l'être pour le moins tout autant...
Et comme vous le verrez plus loin, il ne nous reste que peu de temps
 

Pour vous aider en attendant, je vous ai écrit cette lettre:

Physis, la nature, sur notre Terre Gaïa, est en fin de parcours.
 
Les causes principales résumées à l'extrème sont:

1- L'évolution de la biodiversité
2- La pression exercée par l'humain sur la nature
3- L'ampleur des volumes d'eau nécessaires à nos modes de vie

1- L'évolution de la biodiversité

 Résultat du suivi de 10.000 populations animales appartenant à 3.000 espèces:
Les effectifs de ces espèces sauvages ont décliné de 50 % entre 1970 et 2010.
Les principales causes sont: la déforestation, l'urbanisation, l'agriculture,
La chasse et la pêche , la pollution et le changement climatique.

2- La pression exercée par l'homme sur la nature

L'humanité vit largement au-dessus de ses moyens.
En 2010 elle a consommé l'équivalent d'une terre et demi.
Les stocks de ressources s'appauvrissent.
Les déchets s'accumulent plus vite qu'ils ne peuvent être absorbés ou recyclés.
Les émissions de gaz carbonique sont en augmentation constante.

3- L'ampleur des volumes d'eau nécessaires à nos modes de vie

La production agricole utilise 92 % de la quantité d'eau accessible globale
.
La production industrielle 4,4% .
Les usages domestiques 3,6% .
La population mondiale a doublé depuis 1950.
Elle atteindra 9 milliards en 2050. 

 

Mesdames les Reines, messieurs les Rois, Dictateurs et Tyrans
Allez vous faire finalement ce que n'ont pas fait les présidents?
Vous, qui en avez le pouvoir, les moyens et le temps...
 

Poissons:                 

Abeilles:                    
 
Et les humains, c'est pour quand???



Mesdames les Reines, messieurs les Rois, Dictateurs et Tyrans,
Aidez nous, s'il vous plaît, à sauver la Nature, et donc l'humanité!!!
Les autres, démocratiquement élus, quels qu'ils soient, s'en sont montrés incapables.


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Pourquoi ?

Un Jeune  se shootait, s'abreuvait d'apéros,
 Se pourrissait le sang de poisons illicites.
Ce Jeune se shootait, se gavait de techno.

Se bourrait le cerveau de sons électroniques.

Plus tard ce même Jeune se shootait à la dure,
Après avoir fumé autant qu'il le pouvait
Cette herbe parfumée qui ne suffisait plus.
Il en était au stade où l'on fait des piqûres

Ce Jeune, solitaire, ne pouvait pas parler.
Il ne savait pas dire. Il était trop sensible.
Plus sensible que l'autre, voulait pas déranger
Et pourtant il savait, savait ce qu'il faisait.

 
 Savait qu'en faisant ça il plongeait dans un gouffre,
Savait qu'il avait mal puisque c'est lui qui soufre
Mais savait en pensant qu'il faisait sans savoir.
Puisqu'il ne savait plus il criait sans rien dire.

Il criait à son père. Il criait à sa mère.
Il criait à ses profs, à tous ceux qui enseignent.
Il criait à ces gens, aveugles, hypnotisés,
 Par la course au profit, noyés dans le système.

Criait tant qu'il pouvait dans un très grand silence:
"Je fais ça car j'ai honte! Car je sais que tu doutes !
J'ai besoin de fraîcheur, de beauté, de lumière,
Ne trouve que laideur, cruauté et misère !"

 
« J'ai besoin que l'on m'aide, Que l'on m'aide à vous dire
Que c'est moi le malade, mais vous qu'il faut soigner.
Je comprends que l'on doute, car je sais sans savoir,
Sans savoir vous le dire, c'est pourquoi je m'en vais...

 

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Qui a dit simplifikasion?

à lire en faisant tourner une machine à laver sur lavage petite vitesse... ça rape!

 

Aplikez donc avec un p,

Et pourquoi pas avec un k ?

Puisque k c'est comme que,

Mais c'est plus simple avec k.

Pourquoi puisque et pas puis ke ?

Et pourquoi donc pas pour koi pas ??? 

Ouais quoi!!!


Pourquoi encore parce que ?

Puisque parce n'existe pas

Et puisque ce n'est pas puis que

Comme par ce que ou parceque

Et que pourquoi n'est pas pour quoi

Simplifions donc un peu tout ça !!!

Ouais quoi!!!


C'est bien domage avec un eme

Si notre langue n'était pas

Protégée toutes les semaines

Par un groupe de cerveaux las

Qui stoppent toute evolusion

Par crainte de revolusion...

Ouais quoi!!!


Ce pourrait même être supreme

Avec un p et sans accent

De voir un immigré sans peine

Prendre la plume en chantant

Pour l'explicasion d'un problème

Que vient d'avoir un des enfants...

Ouais quoi!!!


Hélas pour notre chère langue,

Elle restera dans son état.

Utilisée par une élite,

De convainqueurs privilégiés,

Qui ont eu la chance sur leur route

De rencontrer la "Vérité"...

Ouais quoi!!!

 

Les sans neurones en déroute ???

Ils n'avaient qu'à faire comme eux !

Cuillère d'argent dans la bouche,

Et cartable plein à craquer.

Puis naître au pays des lumières

Plutôt  qu'au pays d'émigrés...

Ouais quoi!!! t'as vu ???

 

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Regrets

 Autant j’ai bien pu dire
Je t'aime à mes enfants
Parce que je les aime.

Autant j’ai dit souvent
Je t'aime à ma maman
Parce que je l'aimais
Et qu’elle me le disait

Autant je viens de dire
Amour à une oiselle
Sans rire, sans trembler,
Sans faire, sans bouger.

Autant je n’ai jamais pu dire
Je t’aime à mon père
Et pourtant je l’aimais.

 

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Science ou vie

 
Les scientifiques récemment
Informent la male population
De l' étonnante diminution 
De spermatozoïdes vivants
 Dans le flot d' éjaculation ...

Une autre étude il y a peu de temps,
Annonce à la femme innocemment,
La surprennante évolution,
De l'effectif de leurs neuronnes ,
Malgré leurs  élucubrations ...

Pour la survie de notre espèce,
Il faudra donc dans peu de temps,
Choisir s'il faut soigner le sperme
Et reprendre comme on sait le faire
 refabriquer nos enfants,

Ou bien si mieux vaut  ne rien faire,
Et disparaître intelligents...
Dans ce cas on doit se presser
Doubler les doses de glyphosate,
Sinon nous serons encore là, toujours nuisants dans cent ans...





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Souvenirs d'une enfance

 Je me souviens du monde lorsqu'il était encore humain,
Lorsque chacun savait ce qu’était d'avoir faim.
Quand le soleil couché on allumait un cierge
Et que l’hiver venu on se mettait au lit, parfois tout habillé,
Après avoir mangé un bon quignon de pain trempé dans de l’eau tiède.

Au temps où la maman transportait tout son linge
Et un de ses petits au bord de la rivière.
Je me souviens de quand ce petit c’était moi,
De quand j’étais malade, c'était pendant la guerre,
Quand mère providence m'a bercé dans ses bras.

Maman me descendait de dessus la brouette,,
Me laissait gambader en haut, en bas, partout.
Elle installait sa planche, dans l’eau, sur des cailloux
Et puis sur les galets se mettant à genoux,
Elle tapait sur son linge aveque son battoir.

Je n'ai de ma Garonne que de bons souvenirs,

Au contraire de Jacques de Gilbert ou de Pierre,
Qui deux trois fois par an restaient dans leur grenier
Attendant patiemment qu'elle calme sa colère
Et rentre dans son lit qu'elle venait de quitter.

J’aimerais bien, le jour venu, mourir dans ma Garonne.
Elle me connaît trop. Elle ne voudra pas.
J’ai failli me noyer, elle n’a pas laissé faire.
Elle m’a tout appris. Elle m’a même vu naître.
Debout sur ses galets j’ai fait mes premiers pas.

C'est dans son eau verdâtre que j’appris à nager.
C'est contre son courant que j’appris à lutter. 
Le battoir de ma mère m’enseigna à compter.
Le vent dans ses roseaux qui m’a fait observer
Le piailler des oiseaux, m’a appris à rêver.

 

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Thamalhou et Jémalah
 
Bonjour, monsieur, comment ça va?
M’en parlez pas… "Généraliss et spécialiss
Douze radios, cinq six endos et deux colos.
Vingt huit cachets et comprimés,
A prendre avant le déjeuner"...

Et vous, madame, comment ça va?
"Moi c'est bien pire, croyez-moi,
Ostéopathe, homéopathe, huit neuf kinés, trois infirmiers
Douze massages, quinze piqûres
Remodelage de ma cambrure"...

Et toi, alors? au moins, ça va?
"Moi? ça irait ... mais croyez-moi,
Les pissicos, les hôpitaux,
le mal au dos, et des genoux!
Cure thermale et bains de boue,
Maison spéciale et surveillée"...

Salut Doudou, comment vas-tu?
"Ca va, bwana, ça va très bien,
Répond Doudou qui est orphelin,
N’a pas mangé depuis trois jours,
Travaille du soir au matin, et la journée fait des ménages"...

 

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Une histoire de Louis

 mon petit fils Louis, pour ses 12 ans,
Mais qu'il ne devra lire que quand il sera grand... 
Quoi que...


Cette histoire des Louis, je la tiens de mon père,
Qui la tenait d'un Louis, le docteur Louis Dupuy.
Lorsqu'il avait vingt ans mon père voyait souvent
Le docteur Louis Dupuy, qui en avait quarante,

Lorsque le soir venu, ils prenaient l'apéro
Avec trois quatre amis, au café La Bruyère.
 La tension était lourde. C'était avant la guerre.
Chargé comme aujourd'hui, de haine et de rancoeur.

Le docteur Louis Dupuy, qui était un grand sage,
Avait été l'élève d'un très grand professeur,
Qui avait été l'élève d'un bien plus grand encor,
Le savant biologiste, l'immense Louis Pasteur.

Le docteur Louis Dupuy était un bon parleur.
Et en fin de partie, deux manches et la belle,
Il racontait souvent ses souvenirs pèle mèle
Dont un qui revenait comme une ritournelle :

Le grand Louis Pasteur aimait à comparer
Le bon fonctionnement de notre société,
 celui, c'est étrange, d'un simple corps humain.
Qui sont formés chacun de la même façon,

D'élements différents, pourtant indiscociables.
Les nobles d'un côté : La tête, le coeur, les jambes,
Les pieds, les mains, le foie , les poumons, l'estomac,
La rate, et les yeux, le cou et les genoux, et le sang et les reins.

De l'autre, les pas nobles, qu'on dit souvent immondes:
L'urine, et le pue, les glaires et  les crachats,
 Les croûtes, les excréménts, la flore intestinale.
Mais pour que le corps vive, elles sont indispensables
.

Et lorsque dans un corps les immondices explosent ,
Ce corps devient malade. Il faut donc le soigner.
Si l'on veut qu'il guérisse, on choisit le remède..
On s'occupe de lui, on l'aide, on le surveille.

Quand dans la société les immondices explosent,
Le monde est en danger. Il faut diagnostiquer.
S'occuper des immondes, pour les faire baisser.
Dans les démocraties, on a plein de remèdes.

Des immondices humaines il y en aura toujours.
Le docteur Louis Pasteur nous l'a bien expliqué.
C'est quand il y en a trop que survient la misère
C'est quand il y en a trop que l'on part pour la guerre.

Celui qui aura reçu du vide dans la tête,
Donc aucun sentiment, n'aura jamais le choix.
Il sera manipulé, comme un petit soldat.
Il suivra les immondes, deviendra l'un d'entre eux

Celui qui aura reçu le jour de sa naissance
Les neurones qu'il faut et des bons sentiments,
Aura très tôt la chance de pouvoir décider.
Il aura tout loisir de choisir ce qu'il veut :

Être des parties nobles, pour lutter et aider,
Ou choisir les pas nobles et profiter de tout.
Je peux dormir tranquille car je t'ai vu grandir.
Je n'ai aucun soucis Louis, toi, tu pourras choisir.






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Une Lièvre, un matin

J’étais sur mon vélo et j’allais travailler,
Un matin de bonne heure, j’ai rencontré la lièvre.
Accroupie et transie en plein sur la chaussée,
Elle me regardait tout tremblante de fièvre.

Ne reste donc pas là, lui dis-je en la doublant,
Il y aurait bien un con pour venir t’écraser.
Elle ne m’entendit pas, puisqu’elle n'a pas bougé.
Avant de m’arrêter j’hésitais un moment.

C’est en m’approchant d’elle que me sont revenus
D’horribles souvenirs que je n’attendais plus,
De quand j’ai fait la guerre, lorsque j’avais vingt ans,
Je pouvais sans problème tuer des innocents.

La lièvre m’attendait, l’arrière train brisé.
Son ventre par derrière n’était plus que charpie
Et de cette blessure dépassait un bébé,
Un tout petit levraut juste à moitié sorti .

Elle souhaitait la mort, la voulait à l’instant
Elle me suppliait, elle implorait les cieux.
Elle avait dû lutter pendant de longs moments,
Mais elle n’en pouvait plus, je lisais dans ses yeux.

Et moi, je n’ai pas pu.
J’en ai trop fait avant.
J’ai fini ma violence.
J’ai déjà fait mon temps.

Je l’ai prise en pleurant, lui ai parlé tendrement,
J’ai sorti son petit de ses entrailles en sang,
Les ai posés tous deux sur le bord de la route
Et je me suis enfui, empli de tous les doutes.

J’ai pédalé très fort, si fort que je pouvais.
Puis me suis arrêté, hagard, exténué,
Et longtemps j’ai vomi,
Maudissant les tueurs et les guerres à vingt ans.

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Une petite fleur

Par un jour de printemps j'étais allé chanter
Dans un club pour anciens, valides, handicapés,
Qui écoulent leur vie, à l'abri et en paix.
C'était près de Toulouse, son nom: "La Cerisaie"

Les pommiers sont en fleurs, les cerisiers aussi,
J'accorde ma guitare, et choisis un programme
Le soleil, le parfum, les cerisiers fleuris,
Le programme s'impose, ce sera le printemps.

Je chante pour les gens et pas pour de l'argent.
Je chante comme je peux, mais y met tout mon coeur.
Quand je chanterai "Le temps des cerises"
Sifflera bien mieux le merle moqueur...

Je chante pour les gens, alors je les regarde
Là-bas au fond à droite, j'aperçois une fleur,
Un peu dissimulée, sur elle mon oeil s'attarde.
Un ange de vingt ans qui m'écoute, en pleurs.

En chantant on le sait, on cherche à toucher l'âme.
Et lorsqu'on y arrive, ça vous aide à chanter.
La fin de la chanson, je la chante pour elle.
A la dernière strophe, tout le monde est content.

Je range ma guitare, range mes partitions,
Quand la petite fleur se dresse devant moi.
Son visage est sourire, son regard est radieux.
Elle me montre les larmes qui coulent de ses yeux.

Je reste bouche bée, je ne sais que lui dire.
"Tu as vu ce que tu as fait!", me dit elle en riant.
Elle se penche vers moi, me baise sur le front,
Puis s'éloigne, légère, disparaît tout au fond.

Je ne sais trop que faire. Je n'ai su quoi lui dire.
Je suis beaucoup trop vieux, ça s'est passé trop vite.
Aujourd'hui ce poème, qui me monte du coeur,
Je l'écris pour toi seule, belle petite fleur.

Dans mes quatre vingt ans, j'ai fait beaucoup de route,
J'ai connu des amours, j'ai connu des déroutes,
En vibrant avec elles, j'en ai faites vibrer,
Voir pleurer de bonheur, ne m'était arrivé.

A vous tous gros brigands, banquiers et milliardaires
Qui comptez votre argent, pour trouver le bonheur en créant la misère.
Sachez qu'un vieux manant, sans un sou mais chantant,
A fait pleurer de joie, une fleur de vingt ans.

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Voir tout en rose ,

un rêve, aux alentours de 5h du matin, le 7 juillet 2016 ...

 

Nous étions dans un bus, ma famille et moi, mes voisins, mes amis,
Et nous allions, parlant, rigolant et chantant: "Tout en rose est la vie."
Le bus bien trop chargé roulait à fond la caisse.
Sur la gauche on voyait le flanc de la colline s'érigeant en falaise,

Sur la droite, et pas loin, plongeait le précipice.
La route sinuait. Parfois elle montait. Là, elle descendait.
Installés à l'avant on pouvait voir cinq sièges
Et devant les cinq sièges se trouvaient cinq volants.

Un volant tout petit, tout à fait sur la gauche,
Et assis sur son siège un homme qui criait
Et qui postillonnait. Mais comme il était moche,
Les deux pieds sur le frein, mélangeant ses effets.

Un peu plus sur la droite, un volant de balloche
Assis sur le fauteuil un homme aux pieds poites.
Il tournait vers la droite en regardant à gauche
Et tournait vers la gauche en regardant à droite.

Tout à fait au "miyeu", un "ducteur" hésitait,
Tournait tant à bâbord que parfois à tribord.
Semblait ne pas savoir où il voulait aller.
Allait tout d'un côté, et puis changeait de bord.

Encore plus à droite, un autre grand volant devant un siège vide.
Son occupant d'avant était tombé d'un coup!
Sautant de tous côtés, en crachotant partout,
Tentait de remonter, mais sans y parvenir.


Aux côtés de son siège, accrochés au dossier,
Des gens le regard vide vers le ciel dirigé
Semblaient ne rien savoir des efforts du petit.
Le petit sautillant n'était pas leur soucis

 

Et puis tout sur la droite, derrière un gros volant,
Se pâmait une blonde. S'adressant aux passants, elle criait en riant :
" Venez! Venez chez moi! Ici on a ce qu'il vous faut!... du bobo au gros thon"!
Et juste derrière elle une autre blondinette lui crêpait le chignon.
 
Nous, on chantait toujours. Qu'est-ce qu'on s'amusait bien !

Sur la banquette arrière, deux trois cornichons verts
Se frottaient vivement à deux ou trois courgettes.
Elles riaient sagement, une main sur leur fesse.
 Tout ça se déroulait dans beaucoup d'allégresse !


Soudain dans le lointain s'éleva un grand mur,
Se dressant fièrement là-bas sur la chaussée!
Une falaise à gauche!!! Un précipice à droite !!!
On s'écria en choeur, les pieds et les mains moites :


-"Oh les « ducteurs » devant ! On va droit dans le mur!!!
-Comment ça les « ducteurs » ! S'indignèrent les cinq,
On n'est pas des "ducteurs", on est des Con ducteurs » !!!
-"Si c'est vous qui le dites !!!... Mais on va dans le mur !!! "


Cela n'eut pas d'effet ! On allait dans le mur ! C'était inévitable...
-"Un 14 juillet murmure à mon oreille un voisin au teint pâle...
Quel chemin parcouru sans voir passer le temps
Depuis les dix sept cent et quatre vingt neuf ans !!!"


Pour en arriver là !!!... Eh oui, mais c'est bien sûr!
Commente, désolé, un autre qui pleurote,
Et tout ça pour finir écrasé comme un con, aplati dans un mur"....
Et au moment précis où nous tapons le mur, je m'éveille et sursaute !!!

 

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